1981, l'OMS dit que les ondes troublent le sommeil - Pierre Dubochet

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1981, l'OMS dit que les ondes troublent le sommeil

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Pierre Dubochet | 1er mai 2014
Mise à jour le 16 juin 2015


«Céphalées, irritabilité, troubles du sommeil, asthénie, baisse de l’activité sexuelle, douleurs thoraciques et sentiment général de mauvaise santé mal défini»


Les symptômes consécutifs à l'exposition aux micro-ondes décrits par l'OMS en 1981 sont nombreux. Le cahier est introuvable chez eux


Dans  le n° 16 de la Série des Critères d’Hygiène de l’Environnement, l'OMS commente : «Dans la gamme de fréquences 100 kHz-300 GHz, l'intensité des champs des rayonnements naturels est extrêmement faible, de sorte qu'elle est tout à fait négligeable par rapport au rayonnement de fond qui est émis par les sources artificielles», citant entre autres une étude de l'IRPA de 1977.

À cette époque, rares étaient les personnes qui disposaient d'un émetteur du genre radiotéléphone, poste CB, etc.

L'agence onusienne attire notre attention sur le fait qu'il y a
en 1977 déjà une grande différence entre le niveau de rayonnement naturel et le niveau de rayonnement artificiel. Depuis 2008 environ, soit l'arrivée des téléphones dits «intelligents», notre niveau d'exposition s'accentue de manière particulièrement significative. Il est ainsi faux de prétendre que l'Homme est habitué à vivre avec le rayonnement non ionisant qui devient notre quotidien à tous. L'ionosphère assure une protection très efficace de la biosphère terrestre vis-à-vis de ce type de radiations d'origine cosmique. Et surtout, la nature n'émet ni rayonnement pulsé simultanément à un rayonnements à très basse fréquence, comme le font divers appareils sans fil.


Dans cet ouvrage n° 16 de la Série des Critères d’Hygiène de l’Environnement, l'OMS décrit plusieurs phénomènes d'absorption des radiations électromagnétiques artificielles parmi les nombreux existants : «L'anisotropie spatiale des assemblages macromoléculaires, comme on observe dans les mitochondries et les ribosomes, a pour résultat une spécialisation des fonctions qui peut être bouleversée si certaines des molécules subissent une rotation ou une translation sous l'effet du rayonnement électromagnétique. Des effets quantiques tels que I'effet tunnel subi par les protons et l'isomérisation qui en découle pour les paires de bases de l'ADN peuvent aussi être exercés par le rayonnement électromagnétique.


Ce rayonnement peut entraîner dans les voies excitables des membranes nerveuses une oscillation forcée des "portes" qui ont normalement un mouvement aléatoire; il en résulte une dépolarisation de la membrane. Ainsi, la connaissance détaillée de la structure et des fonctions du système biologique met en évidence de nombreuses perturbations qui peuvent résulter de l'absorption de l'énergie électromagnétique» (chapitre 6.4).

Mille professionnels exposés à des signaux de micro-ondes de 0,01 à 0,1 mW/cm2 (de 6 V/m à 19 V/m) ont été observés au cours d’une période de dix ans. «Des altérations fonctionnelles ont été signalées, au niveau du système nerveux et de l’appareil cardiovasculaire». À des niveaux moindres, le rapport précise que «des effets similaires ont été observés mais les symptômes étaient moins nets et facilement réversibles».

L’OMS confirme que les effets biologiques résultant d’expositions à faible intensité sont scientifiquement établis depuis au moins 1981.


La France autorise 61V/m pour des fréquences comprises entre 2 et 300 GHz. Même limite au Canada avec des signaux compris entre 1.5 et 15 GHz. En Suisse, la limite est 43 V/m (GSM900), 61V/m (GSM1800) et 50 V/m (mixte). Ces limites sont, à quelques variations près, en vigueur dans de nombreux pays.

L'altération fonctionnelle au niveau du système nerveux et de l’appareil cardiovasculaire, qui peut toucher tant l'utilisateur de la téléphonie que celui qui y renonce, a une base légale !

Sous  le chapitre 8.1, l’OMS décrit : «Les symptômes dont font état les personnes exposées consistent en céphalées, irritabilité, troubles du sommeil, asthénie, baisse de l’activité sexuelle (affaiblissement de la libido), douleurs thoraciques et sentiment général de mauvaise santé mal défini».

Autant de maux dont se plaignent de plus en plus de riverains exposés à ce type de rayonnement depuis l'arrivée des micro-ondes pulsées qu'émettent pour ainsi dire tous les appareils sans fils.

En 2008, les Belges sont parmi les plus grands consommateurs de somnifères avec les Français et les Italiens. Sept pourcent des Belges prennent des médicaments pour dormir.
La ministre de la Santé publique, Laurette Onkelinx, s'inquiète de cette forte consommation (La Dernière Heure du 18 février 2009). Les ondes sont certainement un élément de réponse.


La connaissance de ces situations me motive à devenir critique envers l’OMS qui, dans son communiqué de décembre 2005, prétend «décrire l'état des connaissances» sur ce sujet de l’électrohypersensibilité, comme on l’appelle. «Parmi les symptômes les plus fréquemment présentés, on peut mentionner des symptômes dermatologiques (rougeurs, picotements et sensations de brûlure), des symptômes neurasthéniques et végétatifs (fatigue, lassitude, difficultés de concentration, étourdissements, nausées, palpitations cardiaques et troubles digestifs)»


L’Organisation genevoise est assez effrontée pour écrire  : «Il existe aussi certains éléments indiquant que ces symptômes peuvent être dus à des maladies psychiatriques préexistantes, ainsi qu'à des réactions de stress résultant de la crainte inspirée par les éventuels effets sur la santé des CEM, plutôt que de l'exposition aux CEM elle-même».

«On manque d'éléments tangibles», dit-on à Genève. «Il existe un terme plus général pour désigner la sensibilité aux facteurs environnementaux : l'intolérance environnementale idiopathique (IEI). […] L'IEI est un descripteur n'impliquant aucune étiologie chimique ou aucune sensibilité de type immunologique ou électromagnétique». Lire mon commentaire.

Si vous cliquez sur le lien du numéro n° 16 de la Série des Critères d’Hygiène de l’Environnement, ou si vous tentez une recherche directe
sur dépôt institutionnel pour le partage de l'information de l’OMS Iris, le système confirme l’existence de ce document de 147 pages, et vous répond qu’aucune version électronique n’est disponible «pour le moment». C'est-à-dire depuis toujours...

En rendant impossible l'accès à ce livre, en ayant fait disparaître toute trace de son existence, l'OMS maintient volontairement les scientifiques et la population dans l'ignorance. Voir monter une nouvelle génération qui aurait appris à s'accommoder de l'ignorance et de l'incertitude est la solution la plus satisfaisante, écrit-elle en 1958. L'ignorance est répandue, je confirme.

Sur mon site, j'apporte la preuve que l'OMS pratique l'obscurantisme en matière de rayonnement ionisant et de rayonnement non ionisant. L'obscurantisme est l'opposition à la diffusion de l'instruction, au progrès des sciences, en particulier dans le peuple.

La disparition de ce genre d'ouvrage empêche des plaignants d'apporter la preuve que les normes actuelles sont trop élevées. La quasi-totalité du temps, un juge déboute les plaignants qui réclament des dommages-intérêts causés par la téléphonie mobile, dans la mesure où les installations incriminées sont conformes à la législation.

Vous pouvez envoyer une demande de numérisation et mise en ligne de ce document à l'OMS à l'adresse :  repository@who.int

Je lis volontiers votre demande en copie cachée qui se joindra à celles dont je dispose, ainsi que l'éventuelle réponse de l'OMS. Merci.

Il est temps de limiter notre exposition aux micro-ondes, il est temps de parler de cette pollution.

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En faisant disparaître un livre dont le contenu apporte la preuve des dangers à l'exposition des rayonnements non ionisants, l'OMS se rend coupable d'obscurantisme.

Les plaignants qui réclament des dommages-intérêt doivent apporter des preuves que les normes actuelles sont trop élevées.

Les ouvrages de l'OMS contribueraient à apporter la preuve aux juges... s'ils nétaient pas retirés des archives !

«Le traitement des individus touchés doit se concentrer sur les symptômes sanitaires et sur le tableau clinique et non sur le ressenti de la personne quant à la nécessité de réduire ou d'éliminer les CEM à son poste de travail ou à son domicile», persuade l’OMS en 2005.

Au contraire, j’affirme qu’en cas de suspicion de troubles dus aux CEM, il est utile de procéder à des mesures de champ, lesquelles permettront au besoin de réduire l’exposition et les effets ressentis, actions qui n’empêchent nullement un traitement médical, si nécessaire.

L'altération fonctionnelle au niveau du système nerveux et de l’appareil cardiovasculaire, qui peut toucher tant l'utilisateur d'un service que celui qui y renonce ou le refuse, a une base légale !

 
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