Le Wi-Fi, une calamité publique, un délire banalisé (1/3) - Pierre Dubochet

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Le Wi-Fi, une calamité publique, un délire banalisé (1/3)

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Peter Schlegel | février 2013
Mis en ligne le 6 novembre 2014


Le Wi-Fi : une calamité publique, un délire banalisé

Les antennes de téléphonie mobile n'ont certes pas fini de faire parler d'elles. Jusqu'à l'aube du nouveau millénaire, les victimes de leurs rayonnements provenaient le plus souvent de leur voisinage direct. Puis, des plaintes de plus en plus fréquentes ont émané de foyers éloignés des antennes de transmission: le téléphone sans fil DECT avait gagné du terrain. Mais aujourd'hui, la couverture spatiale des rayonnements du Wi-Fi ne connaît aucun précédent. Le Wi-Fi, une calamité publique - et personne ne le sait ?

Troubles du sommeil, voire insomnie complète, nuit après nuit. Maux de tête et courbatures, problèmes des yeux et des oreilles, perte de la capacité de réflexion, étourdissements, problèmes cardiaques, dépression... Résultat : l'effondrement, service d'urgence hospitalier... Les médecins: «Nous ne trouvons rien. Vous êtes en bonne santé». Et pourtant, incroyable mais vrai: il vous suffit de retirer la fiche du Wi-Fi et vos symptômes disparaissent! Tout simplement partis, évanouis et le sommeil revient. Ce phénomène a été observé des milliers de fois ces dernières années par des conseillers en électrosmog. Il est à noter que si, en effet, le stress dure assez longtemps, des problèmes de santé irréversibles peuvent se développer. Mais à quelles fins tous ces gens doivent-ils endurer cette souffrance? Afin que d'autres, dans leurs appartements, puissent jouir d'un « irréprochable » style du sansfil, sans devoir débourser de l'argent pour un câblage invisible par des électriciens. Afin que d'autres encore puissent avoir un accès illimité à Internet dans toute l'habitation, sur le balcon et dans le jardin. Afin que d'autres puissent jouir du même confort gratuit que ce soit en ville, à la gare et dans les transports publics, la 3G (UMTS / HSPA) et la 4G (LTE) étant payantes.

Mais si le Wi-Fi était vraiment malsain, cela se saurait !

Non, justement pas. La connaissance de ce fait peine à parvenir au public. Nombre de personnes légèrement affectées comprennent rapidement qu'elles gagnent à ne pas se faire remarquer afin de ne pas susciter l'étonnement et pour rester socialement pleinement intégrées. Et certaines personnes gravement touchées cachent leurs problèmes jusqu'à ce qu'elles s'effondrent, faute de quoi on les fuira, se moquera d'elles, les tourmentera ; elles seront licenciées et ne trouveront plus d'emploi. «Nous sommes les pestiférées des temps modernes», disent-elles. Manifestement, on peut souffrir de tous les maux et de toutes les maladies possibles, sauf de l'électrosensibilité.

Tout ceci est une réalité avérée. Les résultats d'observations minutieuses menées sur le terrain pendant des années nous confrontent à des faits réels. Ils reflètent une vérité bien plus fiable que celle émanant d'études scientifiques qui se basent sur les restrictions et les exagérations de travaux effectués en laboratoire et sur des statistiques ; qui plus est, une démarche scientifique a toujours des ans de retard par rapport à l'évolution technologique.

Par les mesures de rayonnement prises chez les personnes affectées, nous gagnons progressivement l'assurance qu'une relation existe bel et bien entre la nature de la source du rayonnement et les effets sur ces personnes. Si les milliers de mesures effectuées chaque année par les experts de la VDB,  I'IBN, la FGHU, la Burgerwelle et d'autres groupes à prendre au sérieux *, ainsi que leurs observations quant aux liens de cause à effet concordent unanimement, on parvient alors à une évaluation de haute fiabilité. Ceci ne signifie nullement que la science ne puisse pas apporter une contribution positive. Mais le fait que la politique ne se base exclusivement que sur la science a des conséquences fatales. Et l'on se doit de porter une attention toute particulière aux auteurs d'une étude. Si les noms de certains chercheurs bien connus apparaissent, vous pourrez être quasiment sûr que l'étude n'établira «aucun lien de cause à effet» dès son début. En revanche, si les études sont indépendantes de l'industrie, les chercheurs socialement responsables pourront contribuer à une évaluation d'une fiabilité signifiante.

Une relation entre les champs électromagnétiques (CEM) et des problèmes de santé est établie avec une certitude absolue.

Cependant, personne ne veut en prendre acte :

  • La politique ne le veut pas, car la technologie sans-fil est synonyme de progrès, de croissance. Ceci est la vision des politiciens.


  • L'économie mondialisée ne le veut pas, car elle suit la loi de l'optimisation du profit et elle a le pouvoir. Elle détourne donc de plus en plus les lois étatiques en sa faveur ou alors elle torpille leur application.


  • La recherche universitaire ne le veut pas, car elle est financée en grande partie par l'économie. Pour les quelques chercheurs en CEM, il est plus commode et plus sûr de procéder à des recherches sur une voie prédéterminée que de s'exposer, avec certains risques, à des demandes de financement pour des études vraiment pertinentes.


  • La plupart des citoyens ne le veulent pas, car la fascination du sans-fil et sa commodité d'accès à Internet en tous lieux masquent complètement tout problème de santé y relatif et excluent tout remords devant une jeunesse séduite éhontément à l'utilisation illimitée des gadgets électroniques et sans-fil.


  • Les journaux ne le veulent pas, car les éditeurs eux-mêmes utilisent le sans-fil numérique, les recettes publicitaires de l'industrie du mobile sont devenues existentielles, et la journalistique d'investigation n'existe quasiment plus.


En Europe, les sondages réalisés (en Allemagne et en Suisse) à ce jour estiment à environ 10% le taux d'électrosensibles. Cependant, selon les observations effectuées sur le terrain, seulement environ la moitié à un tiers des personnes concernées cherchent à comprendre la cause de leurs problèmes en expérimentant et tirant des parallèles avec les CEM. Donc, finalement, nous nous retrouvons avec un taux de 20 à 30% de personnes concernées, avec une tendance à la hausse.

suite de l'article

*
VDB : Berufsverband Deutscher Baubiologen e.V. (Association professionnelle des écobiologistes allemands).
IBN : Institut für Baubiologie und Ökologie (Institut pour l'écobiologie) à Neubeuern, Allemagne.
FGHU:  Fachgruppe für Hausuntersuchungen (Groupe professionnel pour l'analyse de l'habitat, partenaire de l'Association suisse d'écobiologie de la construction, ASdE).
autres groupes à prendre au sérieux : notamment l'ARA pour la Suisse romande.


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Jusqu'à l'aube du nouveau millénaire, les opprimés du rayonnement des micro-ondes pulsées étaient ceux qui habitaient proche des antennes. Puis, on a dénombré de plus en plus de problèmes de santé dans le proche périmètre des téléphones DECT.

Aujourd'hui, la couverture spatiale des micro-ondes pulsées due au Wi-Fi est sans précédent. Elle gagne de nouveaux recoins chaque minute.

 
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