Le Wi-Fi, une calamité publique, un délire banalisé (3/3) - Pierre Dubochet

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Le Wi-Fi, une calamité publique, un délire banalisé (3/3)

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Peter Schlegel | février 2013
Mis en ligne le 6 novembre 2014


Le Wi-Fi : une calamité publique, un délire banalisé

(suite et fin)

Le manque général d'information concernant la technologie et les risques pour la santé des communications sans fil est catastrophique.

C'est un fait que nous sommes dominés par la technologie moderne au lieu que nous la dominions. Ceci est particulièrement vrai pour la technologie de la communication sans fil. La plupart des gens ne connaissent pas ses fonctionnements physique et technique. De plus, ils ne sont quasiment pas au courant des risques liés à la santé et ne veulent rien en savoir. Ils ont peur que la prudence les amène à reconsidérer leurs habitudes.

Instruire le consommateur sur le fonctionnement, au sens technique et physique du terme, des produits qu'il utilise serait en réalité la tâche de l'école et des initiatives de formation continue. Mais qui s'en soucie réellement? Une approche cohérente devrait se distancier de la rhétorique vide et répandue selon laquelle «... la vie moderne est impensable sans». Il devrait toutefois être possible de se donner les moyens d'informer la population ne serait-ce que sur les principaux aspects des technologies qui sont maintenant aux mains de tous.

Par contre, en ce qui concerne les informations liées aux risques pour la santé, il est plus difficile d'atteindre les consommateurs. Les valeurs limites déterminées dans les années 1990 par l'industrie et le secteur militaire, et recommandées par l'OMS, ont sagement été adoptées par la plupart des États, assurant ainsi efficacement la propagation effrénée de toutes sortes de techniques et équipements radiants. Et c'est sans compter avec les dogmes et les structures politiques, économiques et scientifiques qui empêchent par tous les moyens la diffusion des connaissances sur les risques réels pour la santé liés à la pollution électromagnétique.

Celui qui parle encore de «précaution» n'a rien compris ou n'ose pas dire la vérité.

Suivre le principe de précaution signifie :

Agir dans un souci de conséquences potentiellement dangereuses sans preuves scientifiques suffisantes.


Celui qui utilise le terme de «précaution» lorsqu'il s'agit de risques pour la santé liés aux CEM est donc d'avis que les preuves quant à ces risques ne sont pas suffisantes. En réalité nous avons de loin dépassé ce stade. Aujourd'hui, il s'agit de réduire et de réparer les dommages évidents perpétrés, ainsi que de prévenir de futurs sinistres encore plus importants. Les cabinets de consultation, la médecine emp1nque et la science indépendante confirment catégoriquement le choix de cette orientation.

Aujourd'hui, souvent, dans les débats sociaux, revient le terme «monde parallèle» : il s'agit de personnes qui vivent les unes à côté des autres, mais dans des mondes complètement étrangers. L'existence de ces «mondes parallèles» pourra être acceptée tant qu'il sera possible d'y vivre sans se gêner les uns les autres.

Il n'y a, cependant, aucune raison pour que l'un de ces mondes doive tolérer des perturbations sévères causées par l'autre sans pouvoir en aucune façon se défendre. Les locataires qui, agressés par des rayonnements Wi-Fi ou autres provenant de leur voisinage ne peuvent plus dormir, présentent des troubles physiques et tombent malades, sont livrés à la bienveillance des voisins s'ils veulent éliminer la source de perturbation. Malheureusement, dans de nombreux cas, cette bienveillance fait défaut. Les moyens juridiques pour éviter ce genre de perturbation ne sont pas efficaces, car l'État appartient au même monde que le voisin qui émet : et tous deux tiennent à cette technologie. C'est pourquoi tous deux, l'État et le voisin, «doivent» affirmer que le rayonnement est inoffensif, ou (non sans mépris pour les personnes impliquées) que le «progrès» vient avec son lot de victimes.

Dans cette coexistence de deux mondes, l'un d'entre eux peut donc nuire et torturer l'autre avec le consentement de l'État. Pour justifier un refus de remplacer le Wi-Fi par un câble ou de le désactiver lorsqu'il n'est pas utilisé, on entend alors: «Je ne fais rien d'illégal !». La personne qui irradie son voisin sait qu'elle est couverte par l'État.

L'espoir d'un revirement

Nombre de cas de personnes arrivées au bout de leurs ressources physiques et par conséquent psychiques à cause des rayonnements incessants du Wi-Fi de leurs voisins requièrent la recherche de solutions. Néanmoins, j'aimerais ne pas perdre l'espoir que nous nous dirigeons vers une époque où l'être humain commencera à s'intéresser, non seulement à son propre monde, mais à celui de ses congénères et qu'il cherchera à le comprendre.

Nombreux toutefois sont ceux qui craignent que, avant que des mesures ne soient finalement engagées sur le plan politique, l'on doive d'abord faire face à une augmentation massive du nombre de personnes gravement touchées, sujet qui finira par faire les gros titres des médias - et dont ces derniers s'étaient bien gardés de parler jusque-là. On pourrait alors assister à un tournant décisif. Il se peut que des millions de personnes, dont de nombreuses personnalités de renom, osent soudainement témoigner de leur propre vulnérabilité liée aux rayonnements. Cependant, plus l'heure de vérité sera différée, plus ce revirement aura coûté de souffrances.

On ne saura jamais assez répéter que tous nos efforts doivent viser à rendre publique la situation réelle des victimes du rayonnement électromagnétique. Il s'agit d'une tâche ardue, car la société de consommation moderne (dont font partie la communication et les multimédias sans-fil) se bat bec et ongles contre tout ce qui pourrait s'opposer à la satisfaction de ses dépendances. Le seul élément qui puisse réellement avoir un impact sur la situation est le sens de la communauté. Il faut souhaiter que cette société égocentrique et individualiste à l'excès connaisse un regain progressif de ce sens humanitaire.

Article paru dans le journal Bürgerwelle en février 2013, avec l'aimable autorisation de Peter Schlegel. Traduit par l'Association Romande Alerte www. alerte.ch

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Les locataires qui, agressés par des rayonnements Wi-Fi ou autres provenant de leur voisinage ne peuvent plus dormir, qui présentent des troubles physiques, qui éprouvent la maladie sont livrés à la bienveillance des voisins s'ils espèrent éliminer la source de perturbation. Une bienveillance de plus en plus rare.

Dans ce monde de plus en plus égoïste, il semble entendu que le «progrès» peut comporter son lot de sacrifiés, ceux qu'il contraint à devoir renoncer à ses propres intérêts, sans contrepartie.

 
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