L'OMS recommande parfois sans preuve - Pierre Dubochet

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L'OMS recommande parfois sans preuve

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Pierre Dubochet | 29 mai 2013


La liste des défaillances de l'OMS semble sans fin


Concernant la base des recommandations

L'OMS subit l'un des plus grands séismes de son existence au printemps 2007. Trois chercheurs, les Drs Andrew Oxman, Atle Fretheim, et John Lavis ont analysé minutieusement les actions de l’agence depuis une vingtaine d’années. Leur étude, publiée par la revue The Lancet, révèle des erreurs graves. Par exemple, l’OMS omettrait régulièrement de préciser sur quels éléments de preuve elle s'appuie pour lancer ses recommandations. Lire ici comment le Groupe scientifique européen de la grippe augmente massivement la vente de ses vaccins par le biais de l'OMS. Des responsables de l'OMS ont aussi reconnu que, dans bien des cas, la preuve censée être à l'origine d'une recommandation n'existait pas.


L'enquête explique que l’OMS a soutenu de nouveaux médicaments contre l’hypertension, beaucoup plus chers que les anciens, mais sans bénéfice prouvé pour la santé. L’industrie pharmaceutique aurait été généreuse avec des fonctionnaires de l’OMS, et le cas est loin d'être isolé.


On lit aussi que les textes de l’OMS concernant la pollution électrique, spécialement celles provenant des lignes à haute tension, ont été relus et corrigés par des représentants de l’industrie. Les réunions en question n'étaient pas annoncées sur le site internet de l'OMS : les scientifiques ne pouvaient ainsi pas y participer. Leur accès était en sus sciemment interdit tant aux chercheurs qu'à la presse.

En 2014, après lecture attentive de toutes les dérives constatées à l'OMS, faut-il se fier à ses recommandations ?

Haut de page

«Soutien à des médicaments plus coûteux que les anciens, sans bénéfice avéré pour la santé. Documents finaux relus et corrigés par les représentants de l’industrie en l’absence de scientifiques en matière de pollution électrique.

Annonce, par des conseillers en lien avec les industriels, de pandémie entraînant des milliards de dollars d’achats de vaccins, pour un risque infime. Liens avec des cigarettiers. Liens avec l’industrie nucléaire, en contradiction flagrante avec ses statuts, qui l’obligent à annoncer dans un premier temps quarante morts pour l’incident de Tchernobyl, et moins de cinq à Fukushima.

Liens avec l’industrie de la téléphonie des responsables du département consacré aux rayonnements à hyperfréquences. Affirmations erronées quand au risque des armes à l’uranium appauvri. La liste des défaillances de l’OMS semble sans fin
».

 
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