Ondes cérébrales - Pierre Dubochet

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Ondes cérébrales

Dossiers > Homme et ondes

Pierre Dubochet | 29 mai 2013


Généralités


Notre cerveau produit constamment des impulsions électriques quantifiables au moyen d'un électroencéphalogramme. L’influx nerveux fonctionne en relative cohérence et de façon rythmique : les neurones s’activent ensemble (plus ou moins), comme une pulsation, puis se calment, puis s’activent de nouveau. Ces ondes cérébrales sont mesurées en Hertz, un Hertz correspondant à une ondulation par seconde.

Un cerveau actif génère des ondes dominantes classées en quatre ou cinq fourchettes, dont les appellations viennent du grec ancien :

  • Ondes delta : de 0,5 à 4 Hz : les plus lentes des ondes cérébrales, elles ont une amplitude forte. Elles sont obtenues chez un sujet en état de sommeil lent et profond.


  • Ondes thêta : de 4 à 7 Hz, celles de la relaxation profonde, atteinte notamment par les méditants expérimentés, et en sommeil lent léger.


  • Ondes alpha : de 8 à 13 Hz, celles de la relaxation légère et de l’éveil calme. On attribue aux ondes alpha, le pouvoir d’améliorer les capacités d’apprendre, et on les observe en plus grande proportion chez les gens ayant une pensée positive.


  • Ondes bêta : 14 Hz et plus, celles des activités courantes. Elles témoignent d’un état attentif, éveillé, les yeux ouverts. Étrangement, les ondes cérébrales passent au bêta pendant les courtes périodes de sommeil avec rêve (sommeil paradoxal), comme si les activités du rêve étaient des activités « courantes ».


  • Ondes gamma : plus de 30 ou 35 Hz, elles témoigneraient d’une grande activité cérébrale, comme lors de la résolution d’un problème.


La fréquence des ondes cérébrales varie selon le type d’activité dans lequel on est engagé. Il est difficile, sans long entraînement, de contrôler ses rythmes cérébraux. La fréquence dominante des ondes cérébrales est au plus bas (en terme de pulsations par seconde) dans un état de relaxation et au plus haut lors d’activités, de réflexion ou d’agitation. Ainsi, une personne stressée générera sans le vouloir des ondes bêta, voire gamma, incompatibles avec le sommeil.

La recherche a constaté qu'une stimulation extérieure au cerveau peut l’entraîner à se mettre en phase avec le générateur de signaux externes, dans une bande de fréquences différente.

En d’autres termes, le générateur d’impulsions peut imposer son propre rythme (pour l'exemple, 25 Hz) au cerveau d’une personne (alors à 10 Hz) : la fréquence biologique va se modifier lentement et les ondes cérébrales vont s’adapter à la fréquence de 25 Hz. La chimie cérébrale se met au diapason de ce changement, modifiant le fonctionnement cérébral: les pensées, l'état d'être s'adapte à cette fréquence pilote.


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«Une stimulation extérieure, avec des signaux électromagnétiques, peut modifier la fréquence cérébrale pour une longue période. Une fréquence cérébrale élevée empêche l'endormissement».

 
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