Repacholi et l'uranium appauvri - Pierre Dubochet

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Repacholi et l'uranium appauvri

Dossiers > Rayons ionisants

Pierre Dubochet | 29 mai 2013


Michel Repacholi écarte 8 études évoquant la génotoxicité de l
'uranium appauvri et minimise les risques d'inhalation

Michel Repacholi a quitté l'OMS en 2006. Quelques mois après son départ de l'agence onusienne, il est la cible d'une enquête d'Angus Stickler, journaliste de la BBC, à propos des armes à l'uranium appauvri (UA). Les États-Unis et le Royaume-Uni ont utilisé de l'uranium appauvri en Irak, entre autres. Les États-Unis, 320 tonnes dans la guerre du Golf 1, et environ 2'000 tonnes dans la guerre du Golf 2. L'uranium appauvri sert d'arme anti-char. Lorsqu'un obus explose, les oxydes d'uranium toxiques et radiactives se répandent. Michel Repatcholi était le coordonnateur de l'unité rayonnements à l'OMS et il a supervisé le projet uranium appauvri. Il a déclaré dans un rapport de synthèse «dans les zones de conflit où l’uranium appauvri a été utilisé, il n’est pas nécessaire de soumettre les populations à un dépistage ou à un contrôle généralisé des effets éventuels sur leur santé».


Le Dr. Keith Baverstock, conseiller à propos du rayonnement qui jouit de douze ans d'expérience à l'OMS et sous les ordres de Repacholi, lui reproche d’avoir écarté huit études, toutes publiées dans des revues à comité de lecture
lors de la réalisation de ce rapport. Elle font état d’effets génotoxiques de l’uranium enrichi, sans qu’une exposition importante soit nécessaire.

«Quand on inhale la poussière, explique Baverstock, plus elle va se nicher profondément dans les poumons, plus il est difficile de s’en débarrasser. Les particules qui se dissolvent présentent un risque - dû à la radioactivité et à la chimiotoxicité - pour le poumon même et, par la suite, lorsque ce matériaux se diffuse dans le reste du corps et dans le sang, on observe un risque potentiel de leucémie dans des zones comme la mœlle osseuse, le système lymphatique et le foie.»

Michel Repacholi a été la cible de critiques dans d'autres départements de l'OMS, notamment celui du rayonnement non ionisant.

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De multiples paramètres d’exposition aux CEM, tels que la fréquence, la durée, la forme de l’onde, la modulation de fréquence, la modulation d’amplitude sont des facteurs déterminants des réponses biologiques, et compliquent la compréhension exposition / conséquences.

Le fait de ne pas comprendre le fonctionnement d’une nocivité n’est pas à confondre avec une innocuité.

 
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