Le Wi-Fi, une calamité publique, un délire banalisé (2/3) - Pierre Dubochet

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Le Wi-Fi, une calamité publique, un délire banalisé (2/3)

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Peter Schlegel | février 2013
Mis en ligne le 6 novembre 2014


Le Wi-Fi : une calamité publique, un délire banalisé

(suite)

Aujourd'hui, les rayonnements Wi-Fi sont souvent à l'origine des symptômes et des troubles de santé dont se plaignent les gens.

Certes, les antennes de téléphonie mobile sont encore parmi les causes les plus importantes de maladies liées aux CEM. Pourtant, les rayonnements émis par les antennes de téléphonie mobile (GSM, UMTS, LTE et TETRA), malgré la densification constante des réseaux, sont encore inégalement répartis : rayonnement fort à proximité du pylône et dans le faisceau principal, plus faible à distance du pylône ou derrière des maisons et des collines. 2 Journal Bürgerwelle 2/2013

Il existe encore (mais pour combien de temps?) des lieux et des angles où le rayonnement des antennes est faible. C'est là que, après avoir habilement procédé au choix d'une chambre, voire installé un blindage professionnel, des personnes électrosensibles pourront finalement retrouver le sommeil. Ce d'autant qu'actuellement les téléphones DECT à rayonnements permanents sont progressivement remplacés par des modèles qui ne rayonnent que pendant la communication.

Mais le rayonnement du Wi-Fi est devenu ubiquitaire. L'utilisation de millions de petits appareils individuels assure son omniprésence. Dans les villes, les zones résidentielles, les zones industrielles, les villages, les trains, les bus et même dans les résidences secondaires aux volets fermés pendant des mois dans l'attente des prochaines vacances, on peut détecter les cliquetis non-stop du signal d'attente Wi-Fi de dix pulsations aiguës par seconde.

La plupart des immeubles locatifs et même des quartiers résidentiels sont en fait devenus des enfers Wi-Fi. Internet sans fil pour les PC, les ordinateurs portables, les tablettes et les smartphones pour toute la famille, pour l'imprimante, la TV, radio Internet, les installations stéréo, consoles de jeux ... Fini le temps où l'on pouvait demander à ses voisins de n'allumer le routeur sans fil que pendant leurs travaux sur l'internet. Maintenant, le routeur doit fonctionner en permanence. Celui ou celle qui, cherchant désespérément un sommeil réparateur, se tourne plus ou moins timidement vers ses voisins pour leur demander de désactiver le Wi-Fi, au moins pendant la nuit, essuie, dans le meilleur des cas, un refus poli mais le plus souvent, acerbe. Parfois, tout porte à croire que les voisins souffrent de leur propre rayonnement du sans-fil, mais «non, ça ne peut pas être la cause» - Ferait-on de cette cause un tabou?

Un manque d'information et de sensibilisation.
La plupart du temps seuls un ordinateur et une imprimante sont connectés au réseau. Pourtant même dans ce cas, le rayonnement est beaucoup plus fort que nécessaire :

• Beaucoup de personnes laissent leur Wi-Fi activé en permanence. Elles ne sont pas conscientes qu'il émet des rayonnements.
• Le service clientèle du fournisseur d'accès à Internet configure quasiment toujours un réseau Wi-Fi, même si un câble Ethernet long de 1 m ou 1,5 m est suffisant.

• Il n'est pas rare que l'on tombe sur un routeur Wi-Fi fonctionnant inutilement 24 heures sur 24 dans un appartement sans que les locataires ne s'en rendent compte alors que la connexion à Internet est bel et bien câblée. Les conséquences sur la santé sont parfois dramatiques.

• De nombreux fournisseurs d'accès à Internet (pas tous 1) n'ont, dans leur gamme de produits, qu'un seul type de modem avec connexion Wi-Fi à proposer. Souvent, le client (s'il est conscient des problèmes posés par le rayonnement) doit faire des efforts importants pour trouver par lui-même comment éteindre temporairement ou désactiver en permanence le rayonnement. • Presque aucun utilisateur ne sait que, dans certaines circonstances, il serait possible de diminuer de beaucoup la puissance d'émission et donc l'intensité du rayonnement de son routeur sans fil, sans perte de qualité de connexion. Si tous les utilisateurs pouvaient ajuster la puissance de transmission à leurs besoins réels, la «plaie du Wi-Fi» serait déjà sensiblement atténuée.

Prolifération explosive des réseaux sans-fil

Il est à souhaiter que, tôt ou tard, les divers appareils sans fil arriveront à saturation; toutefois, on est encore loin de là. La faim pour un volume sans cesse grandissant de transmission de données, à la maison comme à l'extérieur et surtout à des fins de divertissement et de confort, (les deux principaux moteurs du développement illimité de la technologie de communication mobile!), semble insatiable. De plus, il semble naturel que l'accès à Internet par Wi-Fi soit gratuit également hors domicile. Un nombre croissant de villes offrent gratuitement, dans leurs zones centrales, un réseau Wi-Fi. Ceci est parfois justifié ironiquement afin de répondre à des besoins d'ordre social. Cependant si, dans ce contexte, la protection de la santé des citoyens était une priorité, toute création d'un Wi-Fi gratuit en ville devrait être interdite.


L'argument des partisans d'une telle connexion gratuite, selon lequel cela enlèverait la pression visant à l'expansion des réseaux mobiles commerciaux 3G et 4G, ne tient pas debout car toute nouvelle offre avantageuse génère une hausse de trafic. Une expansion supplémentaire du trafic sera due à un nouveau type de routeur sans fil privé qui sert deux réseaux en parallèle: son propre réseau domestique et le réseau public, qui peut être utilisé par les personnes habilitées. Orange France appelle cette formule le Wi-Fi partagé. Telekom et Kabelnetz Deutschland veulent ainsi gagner des clients. Cependant, cette utilisation n'a de sens que si la partie routeur du sans-fil public est sous tension et fonctionne à pleine puissance d'émission 24 heures sur 24, avec toutes les conséquences liées à l'exposition aux rayonnements que cela comporte.

Se protéger du Wi-Fi dans les immeubles? Difficile.

Dans les immeubles, les rayonnements du Wi-Fi proviennent en général de toutes les directions. Pour se protéger, tous les murs, les plafonds et les sols de l'appartement devraient être blindés en appliquant des produits comme la peinture antiondes ou un revêtement spécial. Ceci n'est guère possible que dans les copropriétés, cela coûte cher, amène des nuisances et crée de nouveaux problèmes. L'un d'entre eux est la reproduction, à grande échelle, de la pollution à haute fréquence des réseaux électriques, transmise sur toutes les surfaces traitées par la mise à terre. De plus, il est avéré que le rayonnement du Wi-Fi est l'un des plus agressifs qui soient. La valeur indicative de l'écobiologie de 6 millivolt/m ou 0,006 volt/m ( = 0,1 microwatt/m2) est encore trop élevée selon nos expériences sur le terrain. Même avec un blindage parfait, la chance que des personnes fortement électrosensibles retrouvent le sommeil dans cet appartement est fortement diminuée si les voisins ne renoncent pas à leur connexion Wi-Fi.

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Il devient difficile d'être socialement intégré lorsque l'on devient intolérant aux ondes électromagnétiques. Quand on est légèrement affecté, on gagne à ne pas se faire remarquer.

Certains, touchés, cachent leur problème jusqu'à ce qu'ils s'effondrent. Dès ce moment, garder un emploi est parfois impossible. On peut souffrir de tous les maux et des toutes les maladies. Sauf de l'électrosensibilité.

 
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