L'appât du gain - Pierre Dubochet

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L'appât du gain

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Pierre Dubochet | 30 mai 2013

De nombreux efforts sont entrepris pour réduire la pollution environnementale. Il serait salutaire que la Confédération prenne conscience que la pollution électromagnétique explique partiellement la hausse des coûts sanitaires


Nous pouvons croire que nous vivons dans une pollution d'hyperfréquences pulsée parce que le public est demandeur de cette technologie. À mon avis, si la totalité du public était informée de la nocivité de la téléphonie mobile -pour ne parler que d'elle- les gens n'auraient pas été autant demandeurs et les fabricants auraient été contraints de trouver d'autres technologies plus en adéquation avec la biologie.

En matière automobile, on a imposé le pot catalytique afin de réduire la pollution par des gaz. Le réseau et le matériel roulant des CFF font l'objet d'importants frais depuis des années et pour longtemps encore, en vue de réduire la pollution sonore.

En matière de pollution électromagnétique, la Confédération n'entreprend rien concrètement. Serait-ce en raison de l’appât du gain? En Suisse, le chiffre d'affaires prévu par Swisscom pour 2013 est de 11.3 milliards de francs dont un rés
ultat EBITDA attendu d'au moins 4,25 milliards. Le CA était de 2 milliards pour Sunrise en 2012 et de 1.3 milliard pour Orange. Ces trois entreprises paient des impôts et la TVA, comme vous et moi. Mais il n'y a pas quel la TVA sur les communication qui profite à l'État.

En parcourant le site de la confédération Suisse, nous avons le loisir de prendre connaissance des par le Conseil fédéral de 2010 à 2013. Voici quelques faits : «La Confédération est actionnaire principal de Swisscom SA. Elle dispose de la majorité des voix et des actions de l'entreprise (sous avant-propos, article 1 page 399). Le Conseil fédéral attend de Swisscom SA qu'elle redistribue aux actionnaires 50% du cash-flow opérationnel disponible (article 3, objectifs financiers, page 400).

Il est évident que la situation financière de Swisscom serait différente si, depuis les débuts de la téléphonie, cette société devait se conformer aux valeurs de précautions
en matière de biologie de l’habitat.

Nous sommes tous concernés.

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«Le Conseil fédéral attend de Swisscom SA qu'elle redistribue aux actionnaires 50% du cash-flow opérationnel disponible».

 
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