L'OMS fait gagner des milliards aux laboratoires des vaccins - Pierre Dubochet

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L'OMS fait gagner des milliards aux laboratoires des vaccins

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Pierre Dubochet | 29 mai 2013
Mise à jour le 26 mai 2014


L'OMS annonce 320 millions de morts par la grippe.
Bilan final :
248 décès. L'industrie amasse plus de
sept milliards de dollars de bénéfice.


Concernant les campagnes de vaccination

Dans un autre département de l'OMS, le Pr Albert Osterhaus, chef de l'Institut de virologie du Centre médical Erasmus de Rotterdam avec actuellement environ cent employés sous ses ordres, est conseiller de l’OMS pour la grippe A, tout en étant directeur de l’ESWI, le Groupe scientifique européen de la grippe. Les fondateurs de l’ESWI sont Novartis, Baxter Vaccines, GlaxoSmithKline, Sanofi Pasteur, fabricants du vaccin, Hofmann-La Roche, distributeur du Tamiflu, et MedImmune, racheté par AstraZeneca. Ces laboratoires géants vont obtenir entre 7,5 et 10 milliards de dollars de bénéfices avec la vente des vaccins.

Trente pays ont commandé le plus cher des médicaments antiviraux, le nouveau Tamiflu. Sous couvert de prévention, le secrétaire d'État Donald Rumsfeld avait fait acheter massivement du Tamiflu à l’administration américaine. Avant sa nomination, Donald Rumsfeld était président du directoire du groupe Gilead Sciences qui, avec Roche, la produit le Tamiflu. Klaus Stöhr, un temps chef du programme de vaccination de l’OMS, passe à la direction du groupe Novartis. Il est en charge de la diffusion sur le marché du vaccin Optaflu contre… la grippe porcine.

Avec le Tamiflu, le Pr Albert Osterhaus n’en est pas à son coup d’essai. Il organise des paniques virales depuis plusieurs années. Celle du mystérieux virus du SARS (Severe Acquired Respiratory Syndrome) de Hong-Kong, où Margaret Chan, Directeur Général de l'OMS depuis 2006, a débuté sa carrière. C'est à l’apogée de la terreur créée par cette maladie respiratoire, en avril 2003, que Albert Osterhaus est engagé à l'OMS. Mais ce syndrome disparaît de manière aussi subite qu'inattendue ...

Osterhaus dénonce alors les risques de contact avec les oiseaux. Dans toute l'Europe, il affirme que le virus a pernicieusement muté, qu'il a franchi la barrière d'espèce et qu'il menace désormais l'homme. Premier scientifique aussi affirmatif, il alerte les politiciens et les journalistes, prétendant que 30 % des oiseaux étaient porteurs du virus mortel H5N1, et que ceux qui venaient de l’Est asiatique transportaient le virus jusqu’en Ukraine. Le Pr Albert Osterhaus doit ignorer que les oiseaux ne migrent pas d’est en ouest, mais plutôt du nord au sud.

Les médias ont relayé cette phobie orchestrée : les experts de l'OMS prévoient 320 millions de mots en un an. En France, le ministre de la Santé Xavier Bertrand commande plusieurs dizaines de millions de vaccins H5N1. Le président George Bush appelle à une mobilisation internationale contre la grippe aviaire, annonçant que 200'000 personnes au moins allaient en mourir, mais que ce chiffre risquait d’atteindre 2 millions rien qu’aux États-Unis. Il demande au Congrès d’accorder 7,1 milliards de dollars pour faire face à cette menace. Le ministre de la Santé de Hollande commande cinq millions de doses, le Royaume-Uni quinze millions.

La vaccination massive des poulets en batterie est soupçonnée d'avoir disséminé largement le virus H5N1, selon le New Scientist du 14 janvier 2004. Cent cinquante millions de volailles sont gazées, étouffées et brûlées. On capture des dizaines de milliers d'oiseaux migrateurs. Aucun n'est porteur du virus. Les scientifiques sérieux ont toujours affirmé qu'aucun oiseau porteur n'aurait pu entamer une migration, étant donné la violence du virus H5N1.

En mai 2006, au Congrès de l’OIE (World Organization for Animal Health), Osterhaus et ses collègues ont dû admettre qu’en vérifiant 100'000 échantillons des fientes, ils n’ont découvert qu'un seul cas de virus H5N1. Des années après, on comptabilise 248 décès de cette «pandémie aviaire», sur la Terre entière.

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L'annonce par l'OMS d'un risque de pandémie causé par le virus mortel H5N1 a entraîné une mobilisation internationale et l'achat de millions de doses de vaccins dans de nombreux pays.

Après d'innombrables analyses, on a retrouvé le virus dans une seule fiente d'oiseau.

 
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