Professionnalisme, science, ou influence ? - Pierre Dubochet

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Professionnalisme, science, ou influence ?

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014

Mis à jour le 9 septembre 2015

Qui sont les principaux acteurs lorsque l'on parle de rayonnement électromagnétique ? À quels groupes appartiennent-ils ? L'appartenance à un ou plusieurs groupes d'intérêts différents corrompt-elle les communications scientifiques d'une personne ?

Le conflit d'intérêts n'est pas un délit, ni civil ni pénal (ne pas confondre avec trafic d'influence ou prise illégale d'intérêts, délictueux). Le conflit d'intérêts, dans le domaine qui nous préoccupe, a pour principal résultat de ralentir l'avancée de la science par la désinformation. Il se fait directement par des scientifiques achetés et par des prête-noms. Il est aussi cause de favoritisme dans la nomination à des postes-clés. Les conflits d'intérêts rendent un secteur opaque. Ils faussent les décisions politiques, les directions de recherche, le financement des recherches et finalement, entraînement des coûts pour l'économie à plus ou moins long terme.

Cette page, qui ne se prétend nullement exhaustive et qui sera complétée, fournit des informations sommaires sur les noms de quelques personnalités qui ont eu ou qui ont encore une influence notable en matière de rayonnement électromagnétique. Quelques-uns ont permis une avancée scientifique considérable. D'autres ne semblent être là que pour désinformer et pour faire passer le même message depuis des années.


Liste de noms par ordre alphabétique. En dessous de certains noms, j'ai placé une appréciation personnelle nommée indice de crédibilité actuel (en 2015), qui a une valeur faible ou élevé. Cela dans le but de susciter votre vigilance ou de faciliter votre confiance quant à leurs communications dans le domaine des champs électromagnétiques, et rien d'autre.

Pierre Dubochet | 9 septembre 2015

AHLBOM Anders

Indice de crédibilité actuel : faible


Le prof. Anders Ahlbom de l’Institut Karolinska à Stockholm (Suède) a une influence énorme — on pourrait même parler de position dominante — quant à l’évaluation des risques pour la santé des radiations de téléphonie mobile.


Gunnar Ahlbom, le frère d'Anders, anime un groupe de pression pour favoriser le déploiement des télécommunications depuis le début des années 1990. Peut-on avoir un frère en relation étroite avec l'industrie des télécommunications, qui vise une portée européenne, qui noue des contacts avec des instituts de recherche et de développement, et garder toute son indépendance ? Dans le cas des frères Ahlbom, la réponse est non. Nous verrons comment ils vont unir leurs efforts dans une cause commune.


Anders Ahlbom a présidé toutes les investigations isolées concernant les risques possibles pour la santé liés à la téléphonie mobile et aux champs électromagnétiques réalisées en Suède entre 2003 et 2011, pour l’Autorité Suédoise de Protection contre les Radiations et pour le Conseil Suédois de la Vie au Travail (Council for Working Life) ainsi que pour la Recherche Sociale (FAS).

Anders Ahlbom a mené, avec sa collègue Maria Feychting de l’Institut Karolinska, la partie suédoise de l’Étude épidémiologique internationale INTERPHONE de l'Agence Internationale de Recherches sur le Cancer (IARCconcernant les relations possibles entre l’utilisation du téléphone mobile et les tumeurs de la tête et du cou.

Lors de cette importante étude, Anders Ahlbom a proposé au groupe d’écarter les risques observés pour les utilisateurs utilisant le téléphone mobile plus de 1640 heures (plus de 27 minutes par jour pendant dix ans), contrairement par exemple à la directrice française du projet INTERPHONE, le Prof. Élisabeth Cardis, inquiète à propos de l’augmentation observée de ces risques. La révélation des tumeurs malignes du cerveau posait un problème à Anders Ahlbom du fait de ses liens avec l'industrie. C'est la raison pour laquelle la publication a été retardée de quatre ans.

Anders Ahlbom a également été engagé comme "expert indépendant" par l’Organisation Mondiale de la Santé et la Communauté Européenne durant la période des années 2000 à 2011.

En 2006 - 2007, Anders Ahlbom occupait le poste de président du SCENIHR, pour diriger une évaluation importante d’expertise des Effets possibles sur la Santé humaine des champs électromagnétiques, remise à la
Commission Européenne. En 2009, à titre d’expert du SCENIHR, il a participé à un nouveau rapport d’expertise pour la Commission Européenne.

Anders Ahlbom, membre de l'ICNIRP de 1998 à 2008, a participé à l'élaboration des recommandations critiquées de 1998 (toujours valables) concernant les limites de sécurité des différents systèmes provoquant des radiations non ionisantes. Ces recommandations de l’ICNIRP ont été reprises par la
Communauté Européenne l’année suivante. Leurs lignes directrices généreuses pour l’industrie permettent une exploitation extensive des technologies. Elles ne prennent pas en considération les effets possibles à long terme, comme le cancer par exemple, ni l'atteinte à la qualité de vie.

Pourtant, ces postes à grande responsabilité où l'indépendance et la science la plus neutre sont absolument de mise ne l'ont pas empêché d'être le discret cofondateur en 2010, avec son frère Gunnar et sa belle soeur, de Gunnar Ahlbom AB, société domiciliée à Bruxelles. Elle assiste l’industrie des télécommunications concernant les réglementations européennes, les affaires publiques et les communications coordonnées. Elle soutient, entre autres, l’opérateur suédois dominant de téléphonie mobile, Telia Sonera.


Le but de la société de lobbying Gunnar Ahlbom AB (556808-6374) est précisé par l'Office suédois d'enregistrement des sociétés : «faire des affaires de consulting dans le domaine des affaires de l’EU, et particulièrement concernant les réglementations et spécifiquement des télécommunications, des télécommunications internationales, des règlements concernant l’environnement et l’énergie, ainsi que concernant les techniques médicales, de soutenir les affaires publiques et d’unifier les communications et de commercer avec les actions boursières».

Ahlbom Nils Anders de Stockholm; Ahlbom Lars Gunnar de Bruxelles en Belgique et Périou Ahlbom, Michelle Marie, de Bruxelles également, sont signataires autorisés.


On comprend mieux maintenant qu'Anders Ahlbom répète à qui veut l'entendre depuis une vingtaine d'années des messages du genre: «En tout, il n’y a rien qui indique qu’il puisse y avoir des risques de cancer dus aux radiations des téléphones mobiles» maintenant alors qu'on ne compte plus les études qui annoncent un risque.


Anders Ahlbom n’a jamais mentionné les fonctions de son frère comme lobbyiste pour l’industrie concernée dans sa déclaration d’intérêts. Il n’a pas non plus mentionné leur intéressement commun dans la société Gunnar Ahlbom AB, depuis 2010.


Le professeur Anders Ahlbom écarte toutes les études indiquant des risques pour la santé ou des effets biologiques, chaque fois qu’il préside un collège d’experts sur ce sujet. Il a même nié les résultats de ses propres
recherches lorsqu’ils indiquent un risque pour la santé.


Lorsqu'il s'est inscrit pour participer à la préparation d'une revue pour l'Agence Internationale de Recherches sur le Cancer à Lyon du 24 au 31 mai 2011, Anders Ahlbom n’a pas indiqué son implication dans la société de lobbying, ni la relation de sa famille proche avec le lobbying de l’industrie de la téléphonie mobile (Gunnar Ahlbom / Telia Sonera). Alors qu'il devait le spécifier pour prouver une «complète indépendance vis-à-vis de tous intérêts commerciaux et d’avocats qui pourraient être perçus comme annonçant d’une position préconçue».


La revue était destinée à identifier les facteurs environnementaux pouvant augmenter le risque de cancers humains. Fort heureusement, Anders Ahlbom a été démis de ses fonctions d'expert le 22 mai 2011, après les révélations de la journaliste Mona Nilsson qui a prouvé et divulgué un conflit d'intérêt. 


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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014


AURENGO André

Indice de crédibilité actuel : faible


Il se présente comme médecin hospitalier univers français, chef du service de médecine du groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière (Paris). Membre du Haut Conseil de la santé publique, il a rejoint l’Académie nationale de médecine en février 2005. 

Le service nucléaire dont il est responsable est spécialisé en pathologie thyroïdienne. André Aurengo représente la France à l'
UNSCEAR (comité spécialisé des Nations Unies sur les effets des rayonnements ionisants). Il siège au comité scientifique de l’Association française pour l’information scientifique.


André Aurengo omet autant qu'il le peut de préciser qu'il est membre du conseil d’administration d’EDF (représentant l’État français), président du conseil médical d'EDF, président du comité dit d’éthique du Conseil d’Administration des actionnaires d’EDF, collaborateur conseil scientifique de Bouyges Télécom, et collaborateur conseil à l'Association française des opérateurs mobiles (Afom). Il rédige des articles pour le site et la revue Science et pseudo-sciences et tient diverses activités administratives et de conseil.


André  Aurengo publie peu mais prend régulièrement position en faveur de l'inocuité sanitaire des rayonnements ionisants et non ionisants. André Aurengo nie tout effet biophysique excepté l'échauffement et soutient qu'«il n'y a aucun mécanisme dans le corps humain permettant la détection de ce type de champ électromagnétique, hormis l'effet de chaleur».


Le médecin est critiqué (exemple) pour ses communications en matière nucléaire.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014

BARS Henri

Ancien directeur de laboratoire à l’Ecole vétérinaire de Maison-Alfort, le Pr Bars dirigeait un programme d’études des effets des champs électriques sur les animaux, dans les années 70. Dans ce programme largement financé par EDF, le professeur était assisté du Dr Geneviève André.

Dans la Revue générale d’Électricité datée de juillet 1976, Henri Bars rendait publiques ses constatations de plusieurs effets pathogènes sur le lapin et le rat. Cette étude corroborait des comptes-rendus de vétérinaires qui avaient également constaté les nuisances des champs électriques et magnétiques sur les animaux. Ainsi, le Dr vétérinaire J.N. Bruwier, agréé par l'abattoir, a déclaré que certains animaux étaient impropres à la consommation. Il s'est avéré qu'ils avaient vécu sous la ligne de 380 kV reliant une centrale nucléaire à un poste de transformation. Henri Bars revint ultérieurement sur ses constatations pour prétendre que les champs induits étaient sans effets.

Le laboratoire de Maison-Alfort a été ensuite dirigé par
Dr Brugère, et fonctionnait toujours grâce au financement d'EDF.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014

Mis à jour le 21 juillet 2015


BASTIDE Madeleine


Elle a été Professeure à l’Université de Montpellier. Son étude de 2001 sur la nocivité des très basses fréquences modulées par les téléphones portables a été très médiatisée. L'immunologiste révélait la surmortalité d'embryons de poules exposés aux émissions de champs électromagnétiques d'un téléphone cellulaire.

À la fin des années 1990, diverses personnes se plaignaient de surmortalité embryonnaire de poules à proximité des antennes relais. René de Sèze a été mandaté par Bouyges Télécom pour coordonner une étude, confiée à Madeleine Bastide. 


Des œufs de poules étaient exposés au rayonnement d’un portable suspendu quatre centimètres au-dessus, 24h sur 24, pendant vingt et un jours. Résultat: 60 % de mortalité chez les embryons et une dépression du système immunitaire chez les survivants. À la suite de ce résultat problématique pour l'industrie, René de Sèze confie à Florence Batelier, chercheuse à l’Inra de Tours, de répliquer l'étude de Madeleine Bastide. Florence Batelier a confirmé la différence de mortalité.


Ces résultats mettront six ans pour être divulgués assez discrètement dans la communauté scientifique. Les embryons de poule ont une grande tolérance aux variations de température, de sorte que Madeleine Bastide et Florence Batelier ont estimé que la mortalité était due non pas à la chaleur diffusée par le rayonnement, mais bien au rayonnement lui-même, ce que René de Sèze refusait d'admettre. Contestant certains protocoles de l'expérimentation au moyen d'arguments trompeurs, ce dernier aurait tenté de les discréditer par divers moyens.


Selon un témoin proche de Madeleine Bastide, elle a reçu des menaces de mort par téléphone et par courrier. Dans son courriel de réponse du 10 juin 2002 qu'elle adresse à Madame Jeanjon, qui soupçonne l'antenne de téléphonie voisine de nuire aux embryons de poules de sa basse-cour, l'immunologiste écrit qu'elle a le sentiment d'être sur écoute, à la fois téléphonique et pour ses courriels. Après la mort de la chercheuse, un membre de la famille de la scientifique a révélé qu'un jour, Madeleine a reçu un appel téléphonique anonyme à son domicile, durant lequel un enregistrement d'une de ses conversations dans son propre bureau de la faculté a été diffusé*. 


On a vu Madeleine Bastide dans Envoyé Spécial sur France 2 le 21 octobre 1999, probablement sa dernière apparition publique.

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Documentaire Mauvaises ondes (FR 3), Sophie Le Gall

Pierre Dubochet | 6 novembre 2014

BECKER Robert O.

Un pionnier américain de l'information sur les nuisances électromagnétiques. Assisté d'Andrew Marino, il dirigeait un laboratoire du Veteran Hospital de Syracuse  aux États-Unis. C'est là qu'il s’intéresse aux effets nocifs des rayonnements non ionisants dès les années 1960, notamment aux effets sur le cerveau des extrêmement basses fréquences. Il gagne en respectabilité et siège auprès des plusieurs instances officielles.

Le Dr Becker résiste trop aux pressions. En haut lieu, d'influents détracteurs s'arrangent pour que ses crédits de recherche ne soient pas renouvelés. Devenu consultant indépendant, le Dr Becker a rédigé de
nombreux ouvrages qui font autorité.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014

BEHAGHEL Joseph

Écclésiastique, professeur de sciences, Behaghel fait partie des pionniers de l'information des nuisances électromagnétiques. Il est l'auteur de quelques articles parus dans les années 70, dans des revues à faible tirage.


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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014

BRODEUR Paul

Journaliste scientifique au «New-Yorker», il est également auteur de plusieurs ouvrages de référence au sujet des pollutions électromagnétiques. «Currents of death» a été traduit en français et publié chez Robert Laffont, qui a laissé passer des erreurs de traduction. Paul Brodeur lève le voile sur les difficultés rencontrées par les pionniers américains (Becker, Leeper, Marino, Wertheimer et d'autres), détaille les manoeuvres parfois scandaleuses que ces courageux ont dû déjouer.


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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014

CABANES J.

Ancien directeur du comité des études médicales d’EDF-GDF, il a représenté la France à l'occasion d'un groupe de travail de l’OMS chargé d’étudier les effets des lignes à haute tension sur la santé. Cabanes est un exemple de noyautage des instances sanitaires internationales par des agents du lobby de l’électricité.

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Pierre Dubochet | 1er décembre 2014

CARLO G.


Ex-directeur du projet «Wireless Technology Research» (WTR) financé par l’Association des industries de télécommunication mobile, Carlo a été un des premiers chercheurs à connaître les effets de la technologie de la téléphonie mobile sur l'homme. Sa première étude, menée entre 1980 et 1990 sur 300'000 utilisateurs de portable par rapport à un groupe témoin de deux millions de personnes, révèle un risque trois fois plus important de mourir d’un cancer cérébral.


Lors d'une deuxième étude avec cinq cents sujets, il a conclu que l'utilisation du portable doublait la probabilité de développer une tumeur neuro-épithéliale. Sa troisième étude, effectuée sur une centaine de personnes, révèle qu'après plus de six ans, un utilisateur a 1,5 fois plus de risque d'avoir un cancer du nerf acoustique.


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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014

DAB William


Docteur en médecine, professeur de santé publique, il admet la dangerosité des champs électromagnétiques en 1991. Soudoyé par EDF-GDF, il devient médecin-consultant de leur service médical, puis directeur-adjoint vers 1994. Il est professeur titulaire de la chaire d'Hygiène et Sécurité du CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers, gestion des risques liés au travail et à l'environnement) et responsable des enseignements de sécurité sanitaire. 


William Dab a été membre du comité exécutif de l’OMS et président élu du Comité européen Environnement et Santé de l’OMS pour la région Europe (53 pays membres). Il a aidé le laboratoire Novartis en 2008 à élaborer son plan de continuité d'activité face à la pandémie grippale. Dab est membre d’une dizaine de sociétés savantes.


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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014

DANJOU Jean-Marie
Indice de crédibilité actuel : faible


En tant que délégué général de l'Afom, l'Association française des opérateurs mobiles, il représente les opérateurs de téléphonie. Le 15 juin 2011, sur France 5, il esquive à plusieurs reprises la question pourtant simple du journaliste Yves Calvi : «Accepteriez-vous de mettre par écrit que les ondes de la téléphonie mobile sont sans danger pour la santé ?»

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014
Mis à jour le 9 septembre 2015


DE SEZE René

Indice de crédibilité actuel : faible


Habitué des colloques, c'est l'un des chercheurs les mieux informés des dangers des rayonnements non ionisants en France. Évoluant dans l'univers de la téléphonie mobile depuis ses débuts, il connaît tous les représentants des opérateurs.

Directeur de recherche à l’Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques (Ineris) – Rayonnements non ionisants. Cet ancien assistant du Pr Berrnard Veyret au laboratoire pour l’étude des interactions «ondes-matière» de Bordeaux, remplace plus tard le Pr Luis Miro au CHU de Nîmes. Nommé ensuite au sein de divers organismes, son rôle consiste pour l'essentiel à promouvoir les intérêts de différents lobbies, dont l'ICNIRP, bien qu'il se déclare sans lien de conflit d'intérêts.


René de Sèze est mandaté par Bouyges Télécom à la fin des années 1990 pour coordonner une des premières études sur l'effet des ondes des portables sur des embryons de poulets, tenue par la Pr Madeleine Bastide, de la faculté de Montpellier. 


L'immunologiste expose des embryons aux rayonnements permanents d'un téléphone portable en connexion durant les 21 jours que dure habituellement la couvaison. Dans le laboratoire d'immunologie et de parasitologie, les résultats sont sans appel : la mortalité est significativement plus élevée dans le groupe exposé que chez le groupe témoin. C'est la première fois en France qu'un scientifique démontre les effets des ondes sur le vivant. 


Commentaire de René de Sèze à la journaliste Sophie Le Gall venu l'interviewer pour le film Mauvaises ondes : «Je pense qu’il ne faut pas faire téléphoner les œufs de poulets». René de Sèze aurait tenté de discréditer les chercheuses par divers moyens les travaux de l'immunologiste.

Largement informé des implications biologiques entraînées par les extrêmement basses fréquences émises par la technologie sans fil, parfaitement connaisseur des effets non thermiques, René de Sèze ment en déclarant dans santé Magazine de mars 2014:«D'un point de vue scientifique, j'observe qu'on n'est pas arrivés à mettre en évidence une relation de cause à effet encre l'exposition aux ondes et les symptômes présentés». Pour mémoire : 1234567, etc. Monsieur De Sèze déclare, dans ce même article «Mon expérience m'a permis de constater des effets expérimentaux
à de faibles niveaux d'exposition». Qu'est-ce qu'un effet expérimental?


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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014

DEPRIS Daniel

Indice de crédibilité actuel : élevé


Pionniers européen en matière d'information des nuisances de l'électromagnétisme. C
onsultant indépendant, fondateur de l’AURORE en 1980 et président du CEPHES (Comité Européen pour la Protection de l’Habitat, de l’Environnement et de la Santé) depuis 1986, il forme des experts.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014

FILTERMAN Marc

Indice de crédibilité actuel : élevé


Effectue des recherches personnelles entre 1976 et 1986 avec dix radars. Il constate que les ondes peuvent détruire des composants électroniques, et découvre aussi que les ondes peuvent altérer la santé, grâce aux premiers textes qui abordent le sujet et qui sont disponibles pour le public. Il lui faudra ensuite deux années
pour éliminer divers problèmes de santé, tels que les migraines, insomnies, troubles de la vision et de la mémoire, pertes d'appétit.


Ses ennuis de santé sont une des raisons qui l'entraînent à stopper ses expérimentations. Il a eu le temps d'observer la manipulation du comportement par les rayonnements, ce qui est du ressort de la psychotronique. Il rédige plusieurs livres, pas tous publiés. Engagé à TDF en 1988, il s'occupe de protocoles numériques et de radiodiffusion.

Les sites qu'il met en ligne sont régulièrement désactivés ou sabotés.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014

GAVREAU Vladimir


Il est le directeur du laboratoire d’électro-acoustique du
CNRS à Marseille lorsque lui et son équipe découvrent que leur laboratoire est gravement pollué par des infrasons émis par une entreprise proche, dans les années 1960. Gavreau s'intéresse dès lors aux effets des infrasons. Avec son assistant Levasseur, ils manquent de faire s'écrouler le bâtiment et mettent gravement en danger plusieurs membres de leur équipe durant des essais.

Plusieurs de ses travaux tombent sous le coup du secret défense, puisque rapidement les militaires se sont approchés de lui, intéressés par la faisabilité d'armes à infrasons. Néanmoins, plusieurs de ses textes paraissent dans la presse, notamment dans Science et Vie en 1968. Décédé en 1967, il était un des plus éminents experts de cette discipline, avec
Léonid Pimonov. On sait depuis qu'il est facile de mettre au point des armes à infrasons directives et que la fréquence de 7 Hz est la plus nocive.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014

GOUGEON Louis


Le Dr Gougeon est un ancien médecin-chef de la caisse primaire d’assurance-maladie de l’Aveyron. À la retraite, ce sont les nuisances des radioamateurs qui le préoccupe. Il est auteur de plusieurs articles bien documentés refusés par la presse médicale, mais publiés dans des revues de radioamateurs.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014

HERTEL Hans


En 1989, le diplômé en sciences techniques de EPFZ mène une étude sur les effets sur le sang lors de l’ingestion d’aliments passés au four à micro-ondes. En 1992, le journal de Franz Weber rédige un article sur cette étude. En août, l'association Suisse de Fabricants et de Fournisseurs d'Appareils Électroménagers gagne un procès qui oblige Hertel à garder le silence, sous peine d’amende et de prison. À court de capitaux, il est obligé de fermer son laboratoire. Il gagnera son procès contre la décision Suisse à la Cour Européenne des Droits de l'Homme en 1999.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014

HUTZLER Bernard

Indice de crédibilité actuel : faible


Ingénieur diplômé de l’Ecole Supérieur d’Electricité, Bernard Hutzler entre à la Direction des Etudes et Recherches d’EDF en 1961. L’essentiel de sa carrière consiste en l’étude des décharges électriques dans des gaz ionisés.

Promu «attaché scientifique» au laboratoire de génie électrique (
LGE-EDF), il devient «secrétaire international» du sous-comité 221 A du Cenelec, comité d'étude des effets des champs électromagnétiques sur la santé, dont le but n'est autre que d'imposer sa norme laxiste.

Représentant
EDF au sein d’autres groupes de pression, comme la FIEEBernard Hutzler noyaute des instances afin de défendre les intérêts de l'industrie.


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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014

IMBERNON Ellen 


Médecin du travail d’
EDF-GDF, elle intègre le département des études épidémiologiques mis en place par EDF-GDF et l’Inserm dans le courant des années 90. Ce département a été dirigé par le Pr Marcel Goldberg, directeur de l’unité 88 de l’Inserm.

En 1996,
Marcel Goldberg et Ellen Imbernon publient un article sur leurs études dans l'«American Journal of Epidemiology». Ils démontrent que les champs électromagnétiques 50/60 Hz peuvent avoir un effet sur le développement des tumeurs du cerveau. Le «Nouvel Observateur» publie aussi un article. La direction d'EDF-GDF n'accepte pas ces communications et tente de censurer les médecins. L'affaire tourne au conflit. Après une brutale mise à pied, la doctoresse est licencié le 18 juillet 1996. Le tribunal du travail donne raison au Dr Imberno. EDF-GDF démantèle son département des études épidémiologiques.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014


KOSCIUSKO-MORIZET Nathalie


Ministre de l’Écologie en France, elle a enterré son projet de loi du 8 décembre 2005 à l'Assemblée nationale visant à protéger la population des radiofréquences depuis qu’elle fait partie du gouvernement.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014

LAMBROZO Jacques

Indice de crédibilité actuel : faible


Le Dr Lambrozo a remplacé le Dr
Cabanes comme directeur du service des études médicales d’EDF-GDF. Supérieur hiérarchique de William Dab, ses publications reprennent généralement ce que l'on sait déjà. Sa communication est favorable aux industriels.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014


LEEPER Ed


Physicien, il a publié plusieurs études
avec Nancy Wertheimer, parmi les premières menées aux États-Unis (région de Denver) sur les excès de leucémies de l'enfant à proximité des lignes électriques aériennes et des transformateurs. L'incidence du cancer était de 1,6 à 2,2 fois plus élevée dans les maisons de la catégorie la plus exposée. Les auteurs ont enquêté sur 344 enfants décédés du cancer avant l'âge de 19 ans et 344 enfants de contrôle, non atteints par la maladie.

Les détracteurs estiment que l'étude épidémiologique était biaisée, car elle ne se fondait pas sur une mesure réelle des champs magnétiques, et quêlle n'avait pas été réalisée en aveugle. Les auteurs savaient, pour chaque maison étudiée, si celle-ci avait été occupée par un enfant malade ou un enfant sain. Les auteurs avaient également négligé l'effet de certains autres facteurs environnementaux pouvant avoir affecté le taux de leucémies. Mais la situation était posée, suffisamment sérieuse pour que d'autres enquêtes soient lancées, d'abord en Amérique du Nord et en Europe du Nord.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014


MALABIAU René


Comme la plupart des experts des années 50 à 70, Malabiau s'est surtout consacré à des recherches profitant aux forces armées. Il a publié une communication en 1977 (stage ADERA de l’Université de Bordeaux) concernant les interactions entre les rayonnements électromagnétiques et la matière.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014


MARINO Andrew A.


Assistant à Syracuse du Dr Becker, il a connu le désagrément de la fermeture du laboratoire et s'est reconverti comme professeur à la faculté de médecine de Shreveport ( Louisiane). Il a publié plusieurs ouvrages seul et également avec le Dr Becker et d'autres chercheurs.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014


MASCHI Jean-Pierre

Indice de crédibilité actuel : élevé


Docteur en médecine à Nice, il découvre en 1967 un lien entre sclérose en plaques et pollution électromagnétique. Il met au point un traitement simple et efficace qui fait ses preuves sur des malades. Ce sont eux qui transmettent la découverte à d'autres malades, qui viendront pas dizaines, puis centaines et enfin milliers. Deux handicapés particulièrement atteints qui voient leur santé s'améliorer très significativement suscitent un grand engouement.

Bien qui n'ait fait aucune publicité sur cette technique et qu'il ne prétende pas guérir les sclérosés, le docteur Maschi est convoqué au siège du Conseil de l'Ordre des Médecins des Alpes-Maritimes. La bonne foi du praticien n'empêchera pas sa radiation. Le soutien de huit mille pétitionnaires n'entravera pas les rouages de la machine. Radié, le docteur continue néamoins d'exercer, de soigner, et se présente régulièrement devant les juges. Les neurologues reconnaissent ne pas avoir de traitement efficace aux sclérosés, passés de 25'000 en France en 1968, à 90'000 en 2008.

De plus amples détails sur cette affaire dans ma brochure.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014


MIRO Luis


Docteur en médecine et en physique, Miro est l’un des plus anciens spécialistes français de l’étude des effets biologiques des radiofréquences, des hyperfréquences et des rayonnements optiques. À la fin des années 1950, il entreprend ses premières études épidémiologiques en tant que médecin dans une unité de l’armée de l’air.

Employé de l’industrie aéronautique, il est promu ensuite professeur puis directeur du laboratoire de biophysique du CHU de Nîmes. Nous lui devons
les deux premières
Consultations de médecine du travail pleinement spécialisées dans le domaine des affections liées à l'exposition aux rayonnements non ionisants. La même année, en 1990, il fonde l'Institut Biomédical des Rayonnements Non Ionisants (IBRNI). Il siège dans le groupe de travail de l’OMS sur les lasers.

Devenu trop influent, il est pressé dès 1991 par les représentants des lobbies. Craignant la fermeture de son laboratoire, il se met au service des industriels et de l'État français.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014


MONRO Jean


Médecin spécialisé dans la médecine de l’environnement, il dirige l’unité de médecine des allergies et de l’environnement du Lister Hospital de Londres et de la Sunbury Hill Clinic de Hemel Hempstead dans les anées 1980.

Avec son assistant, le
Dr Ray Choy et le physisien C.W. Smith, il a été l’un des très rares médecins intéressé aux cas d’hypersensibilité à l’électromagnétisme. Il a publié plusieurs études sur ce sujet dont une étude qui décrit les cas de dix-sept femmes et trois hommes intolérants aux courants électriques alternatifs (très basses fréquences), aux radiofréquences et aux hyperfréquences.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014


PELERIN Paul


Professeur de santé publique à la Faculté libre de Lille, il a été un temps agréé par EDF pour assurer le suivi médical des habitants de la commune de Coutiches (département du Nord) exposés aux champs électromagnétiques induits par des lignes électriques. Toutefois, ses rapports ont déplu aux dirigeants, de sorte que son contrat a été rompu..

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Pierre Dubochet | 21 juillet 2015


PRIVAT Alain


Neurologue à l'Inserm de Montpellier, un des plus grands spécialistes du système nerveux central au monde. Il a exposé le cerveau de rats à des ondes de téléphonie mobile discontinues durant plusieurs semaines, à des niveaux tels que s'expose l'utilisateur (1.5 W/kg), et leur a découvert des lésions.


Le neurologue estime qu'à terme, le gros utilisateur du téléphone portable s'expose à des risques de modifications du cerveau, modifications susceptibles de déclencher des maladies graves comme l'épilepsie ou la maladie de Parkinson. Il a constaté que les cellules atteintes, les astrocytes, servent à des rôles complexes et essentiels dans le système nerveux central, rôles que nous n'avons pas fini de découvrir.


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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014


PILETTE JEAN

Indice de crédibilité actuel : élevé


Docteur en médecine, il a publié un livre mis à jour, Antennes de téléphonie mobile, technologies sans fil et santé qui synthétise l'état des connaissances scientifiques en matière de nuisances électromagnétiques linées aux technologies sans fil.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014


QUIQUANDON Henri


Médecin vétérinaire originaire d’Ambert (Auvergne), il s'intéresse aux effets nocifs des rayonnements non ionisants dès les années 1970, sur les animaux et également sur les humains. Il a étudié la géobiologie (étude de forces terrestes influençant les êtres vivants, domaine échappant à la science et souvent vertement critiqué pour ce motif) et publié «Douze balles pour un veto», ouvrage en trois volumes détaillant les embûches de son parcours de vétérinaire homéopathe.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014


REPACHOLI Michael

Indice de crédibilité actuel : faible


Chef responsable de l'unité rayonnement d'un hôpital australien, il est reçu comme membre puis nominé président de l’International Radio-Protection Association (IRPA) dès 1978. Fondateur en 1992 et président de la Commission internationale pour la protection contre les rayonnements non ionisants (CIPRNI), il collabore avec l’OMS dès 1976 et accède au poste de chef de divers groupes de travail dont celui lié à la recherche sur le rayonnement non ionisant.

Repacholi a été ou est encore membre de plus de quinze associations ou bureaux liés à la protection contre le rayonnement, en Australie, en Italie, au Canada, en Allemagne, aux États-Unis, en Suisse, etc.

En mai 1991, il ment devant la Cour lors de l'enquête du Sénat australien sur le rayonnement électromagnétique, afin de protéger les intérêts des industriels. On ne lui connaît aucun dossier où il aurait défendu le public contre les nuisances électromagnétiques d'industriels. En revanche, Repacholi a témoigné en faveur de compagnies d'électricité (1992) ou pour la téléphonie (1995). La majorité des fonds dont il a disposé dans sa carrière provenaient de l'industrie.

En 1997, Repacholi étouffe les résultats d'une étude australienne sur des souris irradiée par des champs électromagnétiques correspondant à ceux de la téléphonie mobile, étude coordonnée par lui-même en 1993. Les souris exposées avaient un risque de lymphome significativement plus élevé que les témoins.

À l'OMS, Repacholi a conspiré pour que les industriels aient le champ libre en matière de normes. Après son départ en 1996, il a exploité des documents non finalisés de l'OMS, en a déformé des conclusions afin de servir les intérêts d'exploitants de lignes à hautes tension. Michael Repacholi est l'un des personnages qui a réalisé le noyautage par l'industrie le plus global. Commandez ma brochure pour les détails et les sources.



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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014


SANTINI Roger


Professeur de pharmacologie et de toxicologie à l’INSA de Lyon, il devient expert en nuisances électromagnétiques sur le tard. Auteur depuis 1979 d’articles et d’ouvrages sur les effets biologiques des radiations non-ionisantes, il a publié notamment «Téléphones cellulaires, danger ?» en 1998 et «Votre GSM, votre santé : on vous ment» en 2004. Membre émérite la Bioelectromagnetics Society (BEMS), Roger Santini est un des premiers scientifiques français à avoir publié et dénoncé les effets sur le vivant de la pollution électromagnétique, en particulier celle des antennes relais de la téléphonie mobile.

Fondateur du
Criirem (Centre de Recherche et d'Information Indépendantes sur les Rayonnements Électromagnétiques), l'honnête et éminent scientifique décède en juin 2006, quelques jours après avoir achevé un dernier texte, sur les arguments appelant à l’application immédiate du principe de précaution en matière de téléphonie mobile, en rappelant l’urgence de diminuer les niveaux d’exposition imposés à la population.


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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014


SERVANTIE B.


Un des experts avec P. E. Tyler chargés par forces armées françaises de déterminer les effets biologiques des rayonnements non ionisants. Il a rédigé de rombreuses études, mais peu sont disponibles au public. En langue française, on retient sa communication de 1977 sur les champs électromagnétiques non ionisants, facteurs d’environnement en milieu militaire (stage ADERA, Université de Bordeaux).

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014


SLESIN Louis

Indice de crédibilité actuel : élevé


Éditeur responsable de plusieurs revues spécialisées dont Micro Wave News, Slesin fait partir du cercle très fermé des spécialistes américains particulièrement informés des nuisances électromagnétiques et dont les articles abondament documentés font autorité.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014


SWICORD May


Après vingt-six années passées à la tête du département «champs électromagnétiques» de la
US Food and Drug Administration, objet d'un article par le New Scientist en 2003, Swicord choisit d'être salarié par Motorola, alors numéro deux mondial du téléphone portable.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014


TREMOLIERES Jacques


Spécialiste français de l’électronique médicale, il signait d'excellents textes consacrés aux effets biologiques des rayonnements non ionisants dès 1978, publiés par la Revue Générale de Sécurité ou Électronique Applications.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014


TYLER P. E.


Ce spécialiste a essentiellement expérimenté pour l'armée. Il a été peu publié dans le civil. On lui connaît «Biologic effects of non ionizing radiation» publié par l’Académie des sciences de New-York en 1975. Avec Servantie, il est le co-auteur de la communication de Bordeaux de 1977.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014


VANDER VORST André 


Il est le fondateur et directeur du laboratoire des hyperfréquences de la faculté des sciences appliquées de l’Université libre de Louvain-la-Neuve (Belgique). Ingénieur civil, docteur es sciences, il est titulaire d’une Maîtrise obtenue devant le jury du célèbre MIT (Massachusetts Institute of Technology). Il a aussi été chercheur à l'Université de Stanford.

Il a remarquablement étudié les effets nocifs des micro-ondes générées par les systèmes de transmission en général et par les radiotéléphones en particulier. Chercheur de renommé mondiale, Vander Vorst est resté modeste.

Jacques Dapoz a reproduit quelques-unes de ses déclarations dans son ouvrage intitulé «Téléphones portables» publié par Talus d'approche en 1999.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014

Mis à jour le 9 septembre 2015


VEYRET Bernard

Indice de crédibilité actuel : faible


Le Pr Bernard Veyret dirige le laboratoire des interactions «ondes-matières» de l’
École nationale des sciences chimiques et physiques (ENSCP) de Bordeaux (Université de Bordeaux 1 à Talence). Ce laboratoire est le seul en France entièrement dédié au thème des effets des rayonnements électromagnétiques. Son expérience en fait un des meilleurs spécialistes français dans ce domaine. Toutefois, son laboratoire étant contrôlé par la défense nationale, Bernard Veyret est dans l'impossibilité de communiquer la vérité sur les recherches qu'il mène depuis plusieurs décennies. 


La biologiste Isabelle Lagroye, par ailleurs membre de l'ICNIRP, travaille également dans ce laboratoire.


Bernard Veyret, membre de l'ICNIRP, directeur de recherche au CNRS, est aussi membre du Conseil scientifique de Bouygues Télécom depuis 2001. Il est au bénéfice de contrats avec Alcatel (ex. en 1996, 1997, 1999 et 2000), au bénéfice de contrats avec le Mobile Manufacturer Forum (l'association des fabricants d'équipements de radiocommunication à Bruxelles) qui l'implique entre autres dans un séminaire en 2001 pour nier les effets des téléphones. Il est également au bénéfice de contrats avec Bouygues Télécom (Veille scientifique sur les aspects interactions des ondes radiotéléphoniques avec les systèmes vivants), avec la société de téléphonie Orange... Bernard Veyret a aussi été le président de l'étude Téléphonie mobile et santé menée par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement en avril 2003.


En 2005, Bernard Veyret signe ce rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement sur l'innocuité du téléphone mobile. Rapport contesté l'année suivante par l'Inspection générale des affaires sociales, étant donné les liens entre ses auteurs et les industriels de la téléphonie mobile.


Depuis environ les années 2000, le Pr Bernard Veyret nie les effets délétères des ondes. Ce n'était pas du tout le cas avant.


Au début des années 1990, Bernard Veyret évoquait notamment les recherches de Lai de l'Université de Washington à Seattle. Lai avait trouvé la diminution très nette de la capture de la choline dans l'hippocampe sous irradiation de micro-ondes pulsées. Cet effet a une conséquence très nette sur l'apprentissage des animaux, il s'agit d'un effet global de stress. Cela avait incité Veyret à entreprendre ses propres expériences.


En 1991, Bernard Veyret a ainsi réalisé une étude sous le nom «Antibody responses of mice exposed to low power rnicrowaves under combined, pulse and amplitude modulation». Il s'agit d'une étude sur le système immunitaire de la souris réalisée par Bernard Veyret, René de Sèze et Jacques Joussot-Dubien à des puissances d'exposition non thermiques. Conclusion: «L'exposition au champ pulsé modulé en amplitude a provoqué une augmentation ou une diminution significative de la réponse immunitaire, variant en fonction de la fréquence et de la modulation en amplitude». 


Dans un exposé intitulé Études expérimentales portant sur les actions biologiques des radiofréquencesBernard Veyret mentionne avoir visité différents laboratoires aux USA, en URSS et en Italie, tout en précisant que les pays les plus avancés sont incontestablement les USA et l'URSS. 


Il cite «Cleary aux USA qui a mesuré les propriétés diélectriques de cellules en culture et montré qu'elles varient en fonction de la phase dans le cycle cellulaire et de la fréquence de l'onde». Il cite Krause qui a étudié l'activité d'une enzyme (ornithine décarboxylase) qui est affectée par une onde à 915 MHz modulée à 60 Hz avec un SAR à 3 W/kg et qui augmente son activité dans un facteur quatre après huit heures d'exposition. 


Il cite «les deux groupes Czerki et Cleary qui ont étudié la transformation lymphoblastique ou la prolifération des cellules sous exposition. Dans le premier cas, les micro-ondes à 1 W/kg diminuent la prolifération des lymphocites stimulés par des mitogènes, alors que dans le deuxième cas, des expositions à 27 MHz ou 2450 MHz augmentent la prolifération des lymphocytes».


Etc.


Dans son exposé, Bernard Veyret mentionne noir sur blanc «certaines observations telles que les nôtres à Bordeaux semblent indiquer que des effets spécifiques existent».


Enfin, Bernard Veyret a collaboré avec Luis Miro, l'un des premiers spécialistes (historiquement) en France en science du rayonnement électromagnétique, qui lui a enseigné tous les effets spécifiques connus, qu'il a largement eu le temps d'approfondir.


Bernard Veyret est donc un fieffé menteur lorsqu'il nie l'existence des effets spécifiques.


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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014


WERTHEIMER Nancy


A publié plusieurs études
avec Ed Leeper, parmi les premières menées aux États-Unis sur les excès de leucémies de l'enfant à proximité des lignes électriques aériennes et des transformateurs.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014

WIART Joe

Indice de crédibilité actuel : faible


Ingénieur en télécommunications, il a été rattaché au
Centre national d’étude des télécommunications (CNET) et au département PAB/RGF/RTC du groupe France Télécom. Wiart est un des porte-parole du lobby des télécommunications lorsqu'il s'agit de minimiser les effets des téléphones portables et des antennes-relais sur la santé humaine.

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Pierre Dubochet | 6 novembre 2014

ZARET Milton


Professeur d’ophtalmologie à l’
Université d’État de New-York, il s’est spécialisé dans l’étude des effets nocifs des rayonnements non ionisants. Dans le courant des années 80, il a acquis la notoriété grâce à ses interventions en qualité d’expert médical aux côtés de la veuve de Samuel Yannon dans affaire dite «de l’Empire State Building».

Zaret a développé la thèse de la mort par vieillissement prématuré des cellules, en mars 1973. Son argumentation a été assez solide pour que la
Cour Suprême des États-Unis condamne les ex-employeurs de Samuel Yannon à verser d’importants dommages et intérêts à sa veuve.

Zaret a écrit différents articles et communications. Il a été le premier à montrer que les micro-ondes ont un effet profond sur l'oeil, à la fin des années 1950, possibles avec une exposition forte de courte durée, mais aussi avec une exposition chronique à faible intensité. Zaret a fait des recherches pour l'
US Air Force, l'Armée et la Marine. Au nombre des premiers chercheurs à démontrer les effets non thermiques des micro-ondes, il a perdu tout ses contrats avec l'armée en raison du contenu de ses communiqués. Il est décédé en juin 2012.

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