Thérapie cognitivo-comportementale (résumé)
Les auteurs d’une étude pour une thérapie cognitivo-comportementale en cours à l’Hôpital Hôtel-Dieu à Paris nient de manière maladroite la possibilité de diminutions fonctionnelles provoquées par l’exposition aux rayonnements, démontrée au-delà de tout doute raisonnable par des milliers de documents. Comme beaucoup avant eux, Victor Pitron et ses collègues ne distinguent pas les sujets phobiques aux ondes, les sujets souffrant de symptômes médicalement inexpliqués qui les attribuent aux ondes, des personnes conscientes d’être diminuées par les rayonnements après de longues recherches logiques.
Entretenir la confusion entre les phobiques et les sujets qui croient que les ondes les rendent malades, avec les personnes conscientes d’être diminuées par les ondes après de longues recherches logiques retarde l’action publique, aggrave l’errance médicale et des situations individuelles, concourt aux erreurs de diagnostic et aux psychiatrisations abusives, contribue à l’émergence de nouveaux cas évitables.
© Pierre Dubochet, ing. radio
toxicologie des RNI
conflit d'intérêts : aucun avec cet article
16 décembre 2025
L’étude Pitron, une thérapie comportementale destinée aux personnes phobiques aux ondes - résumé
Lecture : 3 min | 660 mots |
Comme beaucoup avant eux, Victor Pitron et ses collègues ne distinguent pas les sujets phobiques aux ondes, les sujets souffrant de symptômes médicalement inexpliqués qui les attribuent aux ondes, des personnes conscientes d’être diminuées par les rayonnements après de longues recherches logiques. Ce type d’approche généralisatrice ne fait qu’entretenir des confusions sur cette thématique complexe.
Pitron et ses collègues veulent intégrer des critères d’évaluation secondaires auprès de personnes atteintes de symptômes associés à des facteurs environnementaux (SAEF), dont des personnes se déclarant électrohypersensibles. Les auteurs de l’étude Pitron croient pouvoir parvenir à une compréhension plus complète de leurs pensées, sentiments et comportements. Ils croient que les symptômes occasionnels «sont associés à tort à une exposition environnementale, puis amplifiés par une généralisation excessive liée à la peur».
Pitron et ses collègues se méprennent: «les études de population ont systématiquement montré une relation entre symptômes et exposition aux radiofréquences dans l’environnement quotidien, bien que ces études aient été très différentes en fonction de leurs protocoles et des sources d’exposition» (voir la source des citations dans l’article). De multiples études de cas attestent d’un lien de causalité au-delà de tout doute raisonnable lors d’exposition chronique sur le long terme. L’exposition chronique peut conduire à une inflammation, des dégâts oxydatifs, une atteinte à l’efficacité de la barrière hématocéphalique, des irrégularités de sécrétion de neurotransmetteurs. En définitive, d’après l’OMS, un «sentiment général de mauvaise santé mal défini», des troubles liés à l’anxiété et à l’hypocondrie; diverses recherches mettent en évidence des troubles psychologiques.
Exposition aux rayonnements et perturbations du psychisme
Depuis 1932, il est reconnu que l’exposition aux rayonnements peut entraîner des perturbations psychiques, rendant les évaluations neurocomportementales et cognitives particulièrement complexes en cas de lésions toxiques, même temporaires. «Les hypothèses et méthodes d’investigation habituelles utilisées en pratique clinique peuvent induire en erreur et soulever des questions de validité».
Rien d’étonnant au score médiocre de 2,6% des recommandations de traitement par psychothérapie.
L’exposition chronique peut conduire à une inflammation, des dégâts oxydatifs, une atteinte à l’efficacité de la barrière hématocéphalique, des irrégularités de sécrétion de neurotransmetteurs.
Pour prétendre «des études sur l’exposition aux champs électromagnétiques n’ont montré aucune corrélation entre les symptômes rapportés et l’exposition réelle», Pitron et ses collègues se réfèrent à une publication ayant fait l’objet de demandes de rétractation par deux groupes de recherche, à plusieurs études incluant un chercheur sans connaissance formelle de la thématique, dénoncé par 23 chercheurs pour «fraude scientifique».
Pitron et ses collègues négligent le facteur crucial de la dose en toxicologie. Pour une tâche de biais d’attribution qu’ils prévoient, il y a des indications qu’ils refusent de se conformer aux objectifs et méthodes de laboratoire.
Selon une analyse rationnelle de la littérature disponible, leur essai contrôlé randomisé à l’Hôpital Hôtel-Dieu à Paris est biaisé en raison d’une attention excessive portée à des données non pertinentes. Leur recherche semble avoir ignoré les informations contraires à leurs hypothèses, ce qui pourrait être attribué à un manque de formation adéquate des auteurs.
L'assainissement électromagnétique a fait ses preuves
Des résultats de l’essai, dépourvus de solidité, contribueront à la publication de données erronées. Tôt ou tard, une publication fera croire à de fausses associations sur la population réellement affectée par les ondes, suggérera des traitements au mieux inefficaces, au pire aggravants. Alors qu’assainissement électromagnétique et réduction de la dose ont fait leurs preuves.
La vision incomplète de Pitron et ses collègues est problématique car, après un premier stade dans lequel les symptômes disparaissent rapidement après l’exposition, peut succéder un deuxième stade dans lequel ils persistent plus longtemps, s’étendent à d’autres fréquences, à des intensités plus faibles, si l’exposition continue. Au troisième stade, le patient risque de souffrir de diminutions fonctionnelles plus ou moins invalidantes dans une large gamme de conditions.
Il n’existe ni test biologique ni questionnaire permettant de réunir un ensemble de critères offrant un diagnostic valide de l’état de faible tolérance au rayonnement. Les résultats sont dès lors ni fiables ni applicables.
Des personnes à faible tolérance électromagnétique soumises à l’influence de psychologues convaincants risquent de compromettre leur physiologie en abandonnant leurs stratégies protectrices. Elles pourraient voir leur qualité de vie et leurs capacités fonctionnelles se dégrader à terme. Le risque de développer une maladie chronique à long terme pourrait accroître. Ces patients seraient en de meilleures mains auprès de spécialistes de médecine environnementale ou autres spécialistes qualifiés. S’il existe un désordre, il est du devoir du personnel médical de rechercher les causes de son apparition.
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